"J'aurais mieux fait de rester au couvent" Emma Bovary
vendredi, avril 14 2017
1
Par laura ley le vendredi, avril 14 2017, 09:23 - LA VIE FANTASTIQUE DE MLLE PENUT
Je passe devant la fenêtre en courant pour éviter les tirs d'obus, ma bouteille sous le bras ne peut plus contenir son paquebot et j'ai encore des copies à corriger. Si vous croyez que j'ai une vie facile !
lundi, mars 17 2014
Kafka sur scène !
Par laura ley le lundi, mars 17 2014, 13:38
POUR LA PREMIÈRE FOIS SUR SCÈNE ET DANS UNE NOUVELLE TRADUCTION :
Le Journal de Kafka 
Le samedi à 20h30 et dimanche 16h30 à partir du 22 mars. Durée : 1h15
La Crypte du Martyrium Saint-Denis, 11 rue Yvonne le Tac 75018 Paris. M° Pigalle ou Abbesses. Réservations au 01 42 23 48 94
adaptation, traduction et mise en scène : Béatrice GUÉNA (alias LAURA LEY)
textes dits par Zygmunt BLAZYNSKY
vendredi, mars 9 2012
Raymonde en Allemagne !
Par laura ley le vendredi, mars 9 2012, 12:45 - LE SPECTACLE !
Le 11 janvier, Raymonde part en Allemagne !
Elle débarque à l'Institut français de Sarrebrücken, et joue devant un public essentiellement composé d'étudiants et enseignants allemands.
Die fesche Lola, Marleen, ils connaissent, ils rient.
Mais dire ici "L'Allemagne c'est pire que la mort ?"
Tout passe. Ils adorent Raymonde. Après le spectacle, les étudiants, des larmes plein les yeux, lui disent : ça m'a fait penser à ma grand-mère...
C'est Raymonde qui serait surprise... choquée ?
Elle avait raison, Mademoiselle Penut, quand elle lui disait "là-bas c'est chez nous aussi, c'est l'Europe". Ce destin commun, malheureux ou heureux, il est inextricable...
Raymonde remercie les jeunes et moins jeunes de Sarrebrücken ! Plakat_11_Januar_.pdf
mercredi, juillet 27 2011
Raymonde revient !
Par laura ley le mercredi, juillet 27 2011, 22:07 - LE SPECTACLE !
Du 25 août au 17 septembre
du jeudi au samedi à 20h
Théâtre de l'Essaïon
6 rue Pierre au Lard 75004 Paris
M° Hôtel de Ville ou Rambuteau
01 42 78 46 42
http://www.essaion-theatre.com/
Un portrait du vieux Paris en couleurs... et en chansons !
La découverte bouleversante d'une femme qui n'a pas sa langue dans sa poche.
Mademoiselle Penut raconte sa grand-mère et le Paris d'autrefois, dans une atmosphère poétique et gouailleuse. La longue vie de Raymonde a traversé le XXe siècle et se confond avec l’Histoire. Le Paris ouvrier, le communisme, la guerre, l'occupation, Tout un quotidien héroïque… non, super-héroïque !
jeudi, mai 5 2011
Vlà Raymonde dans l' Télérama !
Par laura ley le jeudi, mai 5 2011, 22:46 - LE SPECTACLE !
Texte et interprétation sensibles suscitent une douce émotion. Jamais racoleuse. Toujours juste. (Michèle Bourcet)
LIRE LE TEXTE DE L'ARTICLE :
http://sortir.telerama.fr/evenement...
mardi, mai 3 2011
interview de Laura Ley en 2 parties sur Vivre FM
Par laura ley le mardi, mai 3 2011, 21:24 - LE SPECTACLE !
mercredi, avril 20 2011
À NOUS PARIS RAYMONDE !
Par laura ley le mercredi, avril 20 2011, 22:58 - LE SPECTACLE !
lundi, avril 18 2011
Raymonde en maison de retraite 2
Par laura ley le lundi, avril 18 2011, 00:24 - BONJOUR VIEILLESSE !
Raymonde est là
me dit le régisseur. Je me tourne : une vieille dame s'est installée sur le fauteuil, près de la table. Elle pourrait être chez elle, dans sa cuisine, pas dans la salle commune de ce tombeau. Est-ce qu'elle croit être chez elle ? je suis gênée, l'illusion théâtrale est cruelle ici, je leur fabrique des reflets de vie. !Mon décor, miroir aux alouettes.
Quand je commence enfin, ils sont une quarantaine, apathiques, accablés, le regard dans le vide. Et moi je hurle, je danse, je vole, je ferais n'importe quoi pour capter leur attention, pour qu'ils soient, encore, un peu vivants, pour les tirer de là, une Orphée pour quarante Eurydice.
Bon sang que je les aime, dans la colère, dans le scandale de cette belle après-midi de printemps, dans cette lumière si belle qui leur échappe.
Je joue tout près d'eux, à un mètre, à leurs pieds je me jette, je n'ai honte de rien je suis toute puissante j'ai la vie devant moi la force de courir. Ici je suis la vie. Dehors je ne sais pas, parfois je suis comme eux qui me regardent, la tête versée sur la poitrine et la force gouttant de mes mains pendantes dans la terre.
Mais ici, devant eux, comme jadis avec Raymonde, je me faufile dans l'existence.
Imprévues, les larmes montent dès le premier échange avec ma Raymonde imaginaire. Qu'est-ce que je croyais ?
Le découragement me saisit à chaque instant, en face de moi : quarante absents. et soudain,
C'est la lutte finale, groupons-nous et demain, l'Internationale sera le genre humain...
Un vieil homme qui me semblait déjà là-bas chante avec moi. et puis sa voix s'éteint, et à nouveau je porte l'enfant trop lourd du spectacle. Seul, le personnel soignant regarde avec des yeux qui brille, rit, pleure.
et c'est dans cette solitude, pourtant, que j'ai ma plus belle représentation. je ne suis pas là pour moi, ou le spectacle, mais pour eux devant eux. Jamais jouer ne m'a paru si nécessaire.
''Vous étiez vingt et cent, vous étiez des milliers,
Nus et maigres, tremblants, dans ces wagons plombés,
Qui déchiriez la nuit de vos ongles battants,
Vous étiez des milliers, vous étiez vingt et cent.
Vous vous croyiez des hommes, n'étiez plus que des nombres
Depuis longtemps vos dés avaient été jetés.
Dès que la main retombe il ne reste qu'une ombre,
Vous ne deviez jamais plus revoir un été…''
Dire que je dois chanter un tel texte devant eux. Ces vieillard décharnés, hagards, au seuil de la mort, c'est d'eux qu'il est question. je les regarde un à un en pleurant. la chanson entendue depuis l'enfance, aujourd'hui, j'en suis témoin.
Et quand je joue Raymonde en maison de retraite, qui cherche son mari mort depuis longtemps, Raymonde dans sa déréliction, je l'ai à nouveau devant les yeux, en 40 exemplaires.
A la fin, la rose de Raymonde, c'est à mon amie en larmes que je l'offre
POUR VOTRE MÈRE
Aucune représentation, dans aucun théâtre, ne pourra avoir cette intensité.
Ensuite le personnel soignant vient me dire sa joie, sa reconnaissance, je suis gênée. Eux à qui nul n 'offre de roses à la fin de leur journée, et pourtant, l'hommage, eux le rendent réellement, quand je ne fais que passer avec mes lumières et mon décor. Le soir déjà en route pour Paris.
Mon amie promène sa mère sur un fauteuil roulant sur le linoléum des couloirs. Tiens maman, c'est l'amie dont je t'ai parlé, tu vois elle est venue. Mais la mère ne voit rien, il y a quelques mois elle m'espérait maintenant je ne suis qu'un spectre de plus, effrayant. Nan ! hurle-t-elle en me broyant la main. Elle répète des mots, des cris d'animal blessé, on ne comprend pas ce qu'elle a, ce qu'elle veut, une angoisse pure, sans langage. une peur nocturne qui n'aurait pas de fin, un cauchemar sans issue auquel tout prend part. Son propre corps lui échappe et l'inquiète.
Elle désigne son pied comme un ennemi : Mon pied, mon pied, mon pied, mon pied, mon pied...
Les mots sont vidés de leur sens, plus rien n'est familier. Je veux, je veux. Le complément n'arrive jamais, l'intelligence s'est esquivée entretemps. ce ne sont plus que des bribes d'humanité, des reflets de ce que peut être une pensée, comme tout à l'heure ma nappe en toile cirée évoquait une cuisine. Des traces qui s'amenuisent. En quelques heures on voit cette femme perdre des pensées qu'elle pouvait encore former le matin même, et fuir devant elle les images qui faisaient sa singularité. de sorte qu'elle n'est plus une personne complète, elle que que ses gestes, l'actrice maladroite.
Gosto muito de Lisboa. Mes mots malheureux de portugais, sa langue maternelle, dans l'espoir de réveiller quelque chose, une profondeur. Il est impossible que cette âme soit maintenant vide sinon de terreurs. Elle dit quelques mots en portugais, sa fille m'explique que c'est la même détresse qu'en français. La langue maternelle n'est pas un refuge, elle ne recèle aucun trésor qui lui serait propre. Elle aussi est vide, comme une maison qu'on retrouverait tout à la fin d'un long voyage, et cette maison a été soufflée par la tempête. Il ne reste que des murs dans toit.
Je pleure. Quels mots de consolation apporter à mon ami ? C'est affreux et rien d'autre qu'affreux. Mon amie est là et c'est pareil que si elle n'y était pas; sa mère ne la reconnaît pas, elle ne saura jamais que sa fille l'a accompagnée jusqu'au bout. L'amour de sa fille, elle n'en sait plus rien.
Je dis au revoir. Bientôt je serai dans le train, je rentrerait chez moi retrouver mon amour, dîner avec des mais, dans le rire et l'entrechoquement des verres.
Une vieille dame me serre les mains de toutes ses forces. Merci, merci. Vous reviendrez ?' _Oui', je mens.
A la fin quand Raymonde était dans son hospice, pas luxueux comme celui-ci non, un pas beau, un pour les pauvres, je n'y suis pas allée. Je n'y suis pas allée. Je n'y suis pas...
samedi, avril 16 2011
"Raymonde" en maison de retraite 1
Par laura ley le samedi, avril 16 2011, 23:21 - BONJOUR VIEILLESSE !
Les résidents
C'est ainsi qu'ils s'appellent. Ils vivent là, c'est leur seul point commun. Mais ce ne sont pas des habitants. Ce n'est que leur adresse, un lieu administratif. Il n'habitent pas. Ce n'est pas chez eux, ils ne sont pas d'ici, ce n'est même pas un territoire.
Je suis venue jouer le spectacle ici parce que la mère d'une amie y "réside".
Mais quand j'arrive, je trouve sa fille en pleurs. "Maman ne pourra pas être là". Sa maladie d'alzheimer s'est aggravée, elle ne sait plus que dormir et crier, elle ne sait plus rien du monde.
J'arrive trop tard.
"Elle se réjouissait tant de vous rencontrer, je lui avais parlé de vous".
L'animatrice me guide à travers des couloirs.
Le plus frappant, c'est le silence.
Quelques vieillards sont assis dans la salle commune où nous installons le décor. C'est le vide entre le déjeuner et le goûter. Ils ne parlent pas, ne se regardent pas. Ils ne font rien, ne bougent presque pas. Je vais jouer devant des momies. Soudain, une vieille dame prend conscience que quelque chose se prépare. "Qu'est-ce qui se passe ?" s'inquiète-t-elle; "On a théâtre aujourd'hui", répond, enjouée, l'animatrice. "Ah", fait la dame, et je parierais que la réponse n'évoque rien dans son esprit vide.
A quoi peuvent-ils penser? Ont-ils encore des pensées ? Ou sont-ce des bribes de phrases, des images que rien ne raccordent, des signes effrayants, incompréhensibles ?
"Qu'est-ce qui se passe ?" demande à nouveau la vieille dame quelques instants plus tard. Peut-être que je les dérange dans le fond. Ils n'ont rien demandé, ils ne semblent pas désirer des activités; peut-être que les activités c'est pour soulager les familles et justifier le coût élevé des la "résidence" ? je me sens ridicule, avec mes projecteurs, mes accessoires et mon costume. Je fais la mise en place sous des yeux torves, des visages cireux, des corps handicapés. J'ai envie de pleurer. Le régisseur s'inquiète des conditions difficiles pour le son et la lumière, il est très calme, lui aussi sans doute le coeur lourd. De quoi avons-nous l'air ?
lundi, avril 11 2011
les bloggueurs aiment Raymonde !
Par laura ley le lundi, avril 11 2011, 13:44 - LE SPECTACLE !
sur le blog de l'histoire de Paris, on a aimé "Raymonde" !
http://lesparisdelorantdeutsch.blogspot.com/2011/04/raymonde-lodonienne-vie-super-heroique.html
vendredi, mars 18 2011
A vélo, je cherchais des vieux...
Par laura ley le vendredi, mars 18 2011, 17:11 - BONJOUR VIEILLESSE !
!!!!A vélo, je cherchais des vieux. Il n’y en a pas beaucoup sur le boulevard Barbès, où la foule est si dense qu’il faut renoncer à marcher à son rythme, se livrer à elle, quitter le temps.
dimanche, mars 13 2011
Raymonde sur les ondes...
Par laura ley le dimanche, mars 13 2011, 22:24 - LE SPECTACLE !
Le coup de coeur de Fréquence Paris Plurielle :
Yves Chevalier présente le spectacle dans Théâtre sans frontières du 9 mars.
lundi, février 28 2011
La pendule d'argent
Par laura ley le lundi, février 28 2011, 01:11 - BONJOUR VIEILLESSE !
Que lui est ce vieillard ? Un Blanc, un bourgeois, portant fourrure et toque sur son costume, un vieux...
Raymonde l'Odonienne : vie super-héroïque
Par laura ley le lundi, février 28 2011, 01:08 - LE SPECTACLE !
Un portrait du vieux Paris en couleurs... et en chansons !
Tous les vendredis à 20h30 jusqu'au 27 mai
Atelier Théâtre de Montmartre, 7 rue Coustou 75018 Paris
réservations au 01 46 06 53 20